mercredi 7 novembre 2007

Scission de BHV : récit d'une journée folle

Voilà ce qui arrive quand deux malades mentaux (un certain nkotb et un certain aKa de la Blogothèque) s'emmerdent (un peu) au boulot, suivent un tournant de l'histoire en direct sur le net et pratiquent en même temps le ping pong d'emails. Le résultat donne un récit de ce que aurait pu (dû) être ce mercredi 7 novembre, tristement historique pour nous, les Belges. Mais un récit qui part complètement en couille, parce qu'ici, quoi qu'il arrive, on préfèrera toujours en rire qu'en pleurer.

14h30. Tous les députés sont présents.

14h35. Pieter De Crem prend la parole.

14h36. Pieter De Crem, président de la Commission, précise qu'il n'y aura pas d'interventions.

14h38. La Commission passe au vote.

14h40. Les francophones quittent la salle.

14h42. Le vote se poursuit comme si de rien n'était. Les députés procèdent au vote des propositions d'amendements. La liste est longue...

14h55. Olivier Maingain revient dans la salle, monte sur le bureau du président et fait caca.

15h09. Bart De Wever veut prendre la parole. Il se lève, tire sur ses cheveux, enlève son masque et le public découvre… Patrick Sébastien qui gueule avec un sale accent bruxellois made in normandie : « Surprise, une fois ! »

15h10. Tous les Flamands rigolent un bon coup en se tapant dans le dos et en répétant : « Putain, cette blague, il nous aura fallu 5 ans pour la préparer. On a failli craquer, mais on a bien fait de tenir jusqu'au bout. On leur a bien foutu les jetons à tous ces fainéants. »

15h11. Olivier Maingain remonte discrètement son falzar, appelle sa femme et lui dit « A partir de maintenant, je ne veux plus que les gosses aillent sur YouTube. »

15h12. Joëlle Milquet retire méticuleusement l'Opinel qu'elle vient de planter dans la gorge d'Yves Leterme et lui colle une serviette hygiénique dans le coup pour éponger le sang.

15h13. Déclaration de René Vandereycken : « Les diables rouges aussi, c'était une blague. Qu'est-ce qu'on rigolait dans le vestiaire avec Stijnen après les 4 buts qu'on a pris au Portugal. »

15h14. Alain Courtois demande poliment à Joëlle Milquet s’il peut lui emprunter son Opinel, qu’il s’empresse de planter violemment en pleine poitrine de René Vandereycken en s’écriant « Les supporters savent pourquoi !!! »

15h15. Pascal Vrebos fait son coming out. Ça fait 3 mois qu'il fricote avec Jean-Pierre Jacmin.

mardi 6 novembre 2007

Fink - Distance and Time


Ne passons pas à côté des choses simples

Souvenez-vous, il y a presqu’un an déjà, lors des premiers pas hésitants de ce blog, je vous citais parmi mes coups de cœur de l’année écoulée le splendide album Biscuits for Breakfast de Fink. Touchant par sa simplicité et son efficacité, ce premier véritable album constituait un virage à la corde après Fresh Produce un premier EP très électro sorti 6 ans plus tôt. Le changement de cap en avait d’ailleurs déstabilisé plus d’un, tout surpris de voir débarquer un disque de chansons folk sur le très remuant label anglais Ninja Tune.

Une petite année plus tard, Fink sort déjà la suite de Biscuits For Breakfast. L’effet de surprise est maintenant bien digéré et Fink peut dérouler le tapis rouge pour ses nouvelles chansons bluesy qu’il interprète en chatouillant timidement sa guitare classique. Les arrangements sont maintenant plus présents : un violon, une batterie ou une basse. Mais la production laisse toujours les coudées franches à la voix typique de Fink, un brin nasillarde, à mi parcours entre le chant et le chuchotement. Ce n'est pas une grande voix, mais le gars a l'honnêteté d'assumer, sans chercher à la maquiller derrière des tonnes d'effets sophistiqués. Parfois même au point de mâchouiller ses textes plutôt que de faire un véritable effort vocal. Mais bon, Bob Dylan ne fait-il pas la même chose depuis 40 ans ?

En fin de compte, ce deuxième album de Fink, même si ce n'est pas l'affaire du siècle, reste un disque simple, intègre et pas désagréable du tout. Il manque peut-être juste la fraîcheur de Biscuits For Breakfast. Mais moi j'aime bien. Il fait des chansons et il les fait bien. Après tout, c'est tout ce qu'on lui demande, non ?

En concert le 30 novembre à l'Ancienne Belgique.

Les liens intéressants

Le site officiel : www.finkworld.org/
Sur MySpace : www.myspace.com/finkmusic

La vidéo de This is the Thing (tiré de Distance and Time):



Et Biscuits... en live :

lundi 5 novembre 2007

Belgium, one point


On a beau être fermement opposé à la séparation de la Belgique, ça n'empêche pas de garder un minimum d'esprit critique et de se dresser contre la pensée unique. Sans juger sur le fond (je ne suis pas allé vérifier la véracité des infos), le blog du Pan propose un regard un peu différent sur l'engouement national autour de l'omniprésent "I want you for Belgium", ici et ici (les deux articles sont étroitement liés).

Alors, y aurait-il un zeste de récupération politique là-derrière ? On verra bien.

N'empêche, on ne peut que constater une certaine surenchère autour de ce qui ressemble à une ébauche d'esquisse de prémisse d'émergence d'un proto-sentiment national belge. En 177 ans d'histoire, c'est une première (si on exclut les deux guerres mondiales, les victoires d'Eddy Merckx et de Sandra Kim et les Diables Rouges de 86). Il ne nous manquerait plus qu'un ennemi commun (et si on envahissait le Luxembourg ?) et on verra des hordes de Belgicains se faire tatouer la tronche du roi sur la poitrine.

Dernier exemple en date de cette surenchère un peu maladroite : un gars a piqué une des affiches "I want you for Belgium" dans un abribus et tente de la revendre sur ebay : ça se passe ici. Il n'y a pas de petit profit.

Et avec tout ça, je n'ai toujours pas compris pourquoi dans ma belle petite rue d'un quartier ouvrier du Brabant wallon, un voisin a cru bon de pendre à sa fenêtre un drapeau... suisse. Un nouveau mode de rattachisme ?

Le lien
http://www.iwantyouforbelgium.be

vendredi 2 novembre 2007

Déjà un nouvel album pour Nick Cave and the Bad Seeds

Non content d'avoir travaillé avec son compère Warren Ellis sur la BO du film The Assasination of Jesse James, Nick Cave annonce la sortie de son prochain en compagnie des Bad Seeds pour le 3 mars 2008. Titre définitif de l'album : Dig Lazarus, Dig. L'album sera coproduit par Nick Launay, qui avait déjà travaillé sur le double album Abattoir Blues/The Lyre Of Orpheus.

jeudi 1 novembre 2007

L'incroyable double vie de Brian Molko

Et si c'était vrai ?

Nos stars préférées, et les autres aussi d'ailleurs, cachent souvent derrière leur belle gueule d'amour un lourd secret, impossible à assumer face à des fans prêts au suicide si la vérité devait éclater au grand jour. Ensemble, essayons de percer les mystères de ces grandes vedettes qui mènent dans notre dos une double vie, usurpent l'identité d'une autre pour allourdir leur compte en banque au Luxembourg et tentent par d'infâmes subterfuges d'effacer un passé trouble.

Aujourd'hui, attaquons-nous à la double identité du leader de Placebo. Nos enquêteurs chevronnés et grassement rémunérés ont suivi Brian Molko à la culotte pendant plusieurs années, sniffé ses poubelles, torturé sa marraine Jacqueline, terminé ses bols de Smacks et prélevé des échantillons de l'eau de ses toilettes. Après analyses en laboratoires, ils sont parvenus à cette terrible conclusion : quand Brian Molko se colle de faux sourcils au-dessus des yeux et se fume trois paquets de St Michel sans filtre pour se donner une voix plus virile, il se transforme en... Lio.

Les archives photographiques ne trompent jamais. D'ailleurs, pourquoi n'avoir jamais pris la peine de se poser ces quelques questions élémentaires ?

- A-t-on jamais vu Brian Molko et Lio ensemble dans la rue, sur scène ou sur une photo ?
Réponse : non

- Les chansons Les Brunes comptent pas pour des prunes et Burger Queen abordent-elles le même thème ?
Réponse : oui

Enfin, comment expliquer que la chanson Mars Landing Party, jusqu'alors attribuée à Placebo, commence par ces paroles inconcevables dans la bouche d'un homme, "Embrasse-moi, mets ton doigt dans mon cul" ? Les historiens que nous avons contactés apportent aujourd'hui un élément de réponse : ayant abusé d'une bouteille d'Actifed pour soigner une mauvaise bronchite, Brian Molko/Lio se serait emmêlé les pinceaux et aurait par erreur placé en face B du maxi de Pure Morning ce titre qui devait à la base être signé Lio et figurer sur la BO de Harry Tripoteur de Marc Dorcel.
Voici enfin la vérité rétablie grâce à notre équipe de courageux journalistes. Prochain épisode : et si Groquick de la pub Nesquick s'était reconverti dans la politique ?

Cette info porte le label de qualité DH.
Une véracité douteuse, un intérêt
inexistant, un scandale qui ne passionne
personne, la fausse impression de
vous faire découvrir qui a fait sauter le
Pont de la Rivière Kwaï ? Pas de doute,
cette info est certifiée DH.

mercredi 31 octobre 2007

David Bowie - The Buddha Of Suburbia

Le chaînon manquant

Il ne me posera jamais la question. Mais si, un jour, mon père me demandait de citer son principal défaut, je lui répondrais : "Papa, tu n'es pas David Bowie." Voilà qui situe, outre le respect que je dois à mes géniteurs, le culte que je voue au créateur de Ziggy Stardust. De là à me prosterner à chaque sortie de Bowie, il n'y avait qu'un pas que je n'ai jamais franchi. Qui aime bien châtie bien et même le meilleur fan se doit de pouvoir conserver un minimum d'esprit critique à l'égard de ses idoles.

Chez Bowie, il y a d'abord une brouette débordant de chefs d'oeuvres avérés (Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Heroes, Low, etc.) Moi, c'est plutôt pour Outside et Station To Station que je succombe. Et puis, il faut aussi mentionner quelques écarts malheureux, que d'aucuns n'hésiteront pas à qualifier de daubes, de bouses ou de louloutes.

C'est dans ce contexte chahuté qu'il convient de resituer The Buddha Of Suburbia, soit la BO d'une série TV pour la BBC, sortie initialement en 1993. A l'époque, Bowie peine à se racheter une crédibilité : après l'ambitieuse et exigeante trilogie berlinoise de la fin des années 70, il sort deux excellents disques très rock et pop dans les années 80 (Scary Monsters et Let's Dance), puis se casse la figure. L'atterrissage est d'autant plus douloureux que Bowie recommençait lentement mais sûrement à flirter avec les sommets (et les excès) de l'époque Ziggy. Il sort alors les très faibles Tonight et Never Let Me Down, deux albums caricaturaux et sans véritable intérêt. Comme si ça ne suffisait pas, Bowie s'enfonce encore plus bas avec Tin Machine, tentative désespérée de prendre en marche le train des Pixies, Hüsker Dü et autres Sonic Youth.
La traversée du désert semble enfin s'achever avec Black Tie White Noise, qui marque le retour de Bowie pour son instrument de prédilection, le saxophone, et célèbre la soul et le jazz. C'est à ce moment que Bowie compose la BO de The Buddha Of Suburbia. Jusqu'à présent, l'oeuvre n'avait fait l'objet que de parutions très confidentielles, limitées dans un premier temps aux Etats-Unis. Pour ma part, je me contentais malgré moi d'une copie d'une version import prêtée jadis par un ami. Pratiquement 15 ans plus tard, voici EMI qui se décide (enfin !) à ressortir l'album pour une diffusion à grande échelle.

En tant que tel, The Buddha Of Suburbia ne présente qu'un intérêt limité. Musicalement assez inégal, ce n'est certainement pas un album majeur de Bowie. Mais replacé dans l'historique de la discographie du Thin White Duke, ce disque prend une dimension supplémentaire : celle d'un document qui, d'un côté, réalise le grand écart entre la froideur des albums berlinois et l'influence des musiques noires américaines et, d'un autre côté, explore, défriche, fouille et prépare le terrain avant la sortie du chef d'oeuvre absolu deux ans plus tard : l'insaisissable Outside. Du coup, par son audace, The Buddha Of Suburbia s'avère par moments maladroit, bancal, hésitant souvent entre jazz, new age, pop et électronique. C'est pourtant un disque d'une force symbolique impressionnante en ce qu'il incarne la renaissance du Bowie qu'on préfère, capable de se remettre totalement en question et de composer une oeuvre qui fait taire à elle seule tous les clichés que peut véhiculer une pop star de cette envergure. On y retrouve d'ailleurs une première version de la chanson Strangers When We Meet, que Bowie lui-même cite comme une de ses favorites et qui figurera en 1995 sur Outside.

Considéré à l'époque comme une parenthèse anecdotique, Buddha s'écoute aujourd'hui comme un brouillon qui préfigure les évolutions qu'a prises la carrière de Bowie sur la deuxième partie des années 90. C'est particulièrement parlant sur des titres tels que Bleed Like Draze, Dad ou Sex And The Church.

Petite ombre au tableau tout de même : la qualité de l'emballage graphique de cette réédition mérite un carton jaune haut levé. La pochette originale est passée à la trappe au profit d'une photo discutable montrant l'artiste se caressant les chaussettes (au moins, il a eu le bon goût de ne pas porter les chaussettes blanches à doubles raquettes de tennis croisées). Le livret, avare de photos cette fois, contient un petit texte explicatif livré brut, sans aucun effort de mise en page. Dommage quand on connaît le goût de Bowie pour les beaux objets.

Pour le reste, tous les fans se réjouiront bien entendu de cette réédition. Et pas seulement pour compléter leur collection, mais aussi pour redécouvrir une facette de Bowie qu'on a parfois tendance à oublier. C'est clair que ça change des pubs pour Vittel !

Vous l'aurez compris : Bowie et moi, c'est une longue histoire. Un jour, je vous raconterai pourquoi je vénère à ce point les albums Station To Station et Outside. Mais là, je suis crevé, alors ce sera pour une autre fois.

Le site officiel : http://www.davidbowie.com/


La pochette originale :



dimanche 28 octobre 2007

Coup de crayon : Monsieur 800 000 voix


Trop is te veel ?

Dans un avenir peut-être pas si lointain, quand la Belgique aura été complètement vidée de sa substance, j’espère que les historiens auront le courage de revenir sur les événements qui auront marqué le pays depuis ces maudites élections de juin 2007. Au risque de se faire traiter de révisionnistes, s’ils sont un tantinet sérieux, ils ne pourront que pointer le rôle destructeur d’Yves Leterme, le « fossoyeur », le Monsieur 800 000 voix qui prouve une fois de plus que les campagnes électorales démagogiques ne font pas nécessairement les grands hommes d’Etat. La voix hésitante, le sourire crispé, le regard figé qui trahit soit une constipation chronique, soit un léger strabisme, un sens de l’humour qui remet en cause la théorie de Kelvin sur le zéro absolu, le charisme d’un lapin d’élevage et des déclarations qu’on aurait bien voulues maladroites au début et dans lesquelles on reconnaît désormais du mépris, de la provocation et surtout une bonne dose de bêtise, voila les caractéristiques de celui qui nous représentera bientôt lors des grands sommets internationaux. Ses défenseurs ont beau marteler que « la fonction fait l’homme », mais après quatre mois de négociation, si on a bien compris la fonction, on peine à voir émerger l’Homme.

Quant à la noblesse de ses intentions, permettez-moi de revenir sur quelques éléments dont on néglige peut-être la portée. Après l’échec cuisant de sa non méthode que tout le monde a jugée catastrophique, Flamands y compris, Saint Yves n’a pas supporté de se faire voler la vedette à deux reprises. Blessé au plus profond de lui-même, il a d’abord interrompu la mission du démineur Jean-Luc Dehaene qui, malgré un style peu orthodoxe, parvenait de l’avis de tous à trouver des pistes de convergences entre les différents partenaires de la négociation. Mais on ne fait pas d’ombre à Saint Yves ! Rebelote la semaine dernière : l’explorateur Herman Van Rompuy, accusé d’avoir trop cédé face aux contre-revendications francophones est écarté des négociations. Autrement dit, Leterme nourrit un agaçant complexe d’infériorité qui l’oblige à éliminer tous ceux qui obtiendraient des résultats là où il accumule échecs et humiliation. Dans la cour de récréation, Leterme devait être ce genre de gosse qui décidait tout seul de modifier à son avantage les règles du jeu en plein milieu d’une partie… et avec qui finalement plus personne ne voulait jouer. On a tous connu un cas de ce genre dans notre classe. En général, le gamin terminait sa scolarité en bouffant ses crottes de nez pour que ses camarades daignent enfin s’intéresser à lui.

Mais l’homme a obtenu 800 000 voix, et dans l’imaginaire collectif, ce score électoral le rendrait incontournable pour le poste de premier ministre. Alors, lançons un appel à la mobilisation pour les prochaines élections législatives. Il nous faut, côté francophone, un poids lourd capable d’attirer, allez, soyons fous, un million de voix ! Et qui d’autre que Michel Daerden pourrait être ce fer de lance du redressement wallon, lui dont la cote de popularité grimpe en flèche depuis qu’il assume pleinement et en direct son penchant pour la boisson. Nous aussi, nous pouvons envoyer notre champion raconter des horreurs sur les Flamands dans un journal néerlandais. Vous imaginez Daerden en Une du Volkskrant déclarant : « Les Flamands sont physiquement incapables d’encaisser six Chimay bleues pendant un Conseil des Ministres. » Quelle claque ! Au journaliste de la VRT qui l’intercepterait à la sortie d’un bistrot un vendredi soir et qui lui demanderait d’entonner Hoetje Van Papier, il rétorquerait par un enjoué Il est des nôôôtres. Et si la presse flamande en fait ses choux gras, on ne doute pas que le Gainsbourg de la politique saura y faire. Dans le passé, il a déjà su se montrer menaçant envers des journalistes qui ne lui avaient pas accordé le temps de parole qu’il aurait voulu. Leterme n’a qu’à bien s’en tenir avec son timide « Les journalistes qui me cherchent en paieront les conséquences. » Allez, tous derrière Daerden pour 2011 ! La Flandre n’en veut pas ? On s’en fout, avec un million de voix, le sterfput d’Ans serait incontournable. C’est mathématique.

texte : nkotb
illustration : mabi

Retrouvez l'ensemble des dessins de mabi sur son site officiel : www.lesitedemabi.eu