mardi 8 janvier 2013
Bowie sortira un nouvel album en mars : "The Next Day"
David Bowie est de retour. Il sortira un nouvel album en mars, intitulé "The Next Day". Ce trentième album sera une nouvelle fois produit par Tony Visconti, son vieux compagnon de route. Un premier single est d'ores et déjà en écoute sur le site officiel de David Bowie : "Who are we now?" Celui-ci fait ouvertement référence à la période berlinoise de Bowie, qui l'avait amené à enregistrer trois albums légendaires à la fin des années 70 : Low, Heroes et Lodger.
Cette annonce ne tombe pas par hasard : c'est aujourd'hui le 66e anniversaire de David Bowie. La sortie de ce nouvel album coïncide d'ailleurs avec l'ouverture de la grande rétrospective "David Bowie is" que le Victoria and Albert Museum de Londres consacrera à l'artiste du 25 mars au 28 juillet prochain.
Alors ? 2013, l'année Bowie ? Pourquoi pas...
On se souviendra en tout cas que l'auteur de Ziggy Stardust entretenait le plus grand mystère autour de sa personne depuis déjà de longues années. Son dernier album studio ("Reality") datait de 2003. Depuis lors, hormis quelques contributions en guest star avec TV On The Radio, Scarlett Johansson ou Kashmir, il était resté particulièrement discret. Il n'était plus remonté sur scène depuis une intervention chirurgicale au coeur qui l'avait contraint à annuler la fin de sa tournée en 2004, mis à part une furtive apparition aux côtés de David Gilmour et Alicia Keys en 2006. Sa dernière véritable apparition en public remontait à 2009, lors de l'avant-première de "Moon", le premier film réalisé par son fils Duncan Jones.
Et depuis... silence radio. Les rumeurs laissaient présager d'un état de santé préoccupant. Son biographe avait confié il y a quelques mois encore à la presse que Bowie profitait désormais d'une retraite paisible à New York et prenait le temps de s'occuper de sa plus jeune fille. On le disait désormais absorbé par son autre passion : la peinture. Bowie avait d'ailleurs poliment refusé l'invitation de Danny Boyle à prendre part aux cérémonies d'ouverture des JO de Londres. Et il s'était même fendu d'un démenti plutôt ferme, lorsque la presse britannique avait cru bon d'annoncer sa présence à la fameuse exposition "David Bowie is" qui lui sera dédiée cette année à Londres. Les fans semblaient résignés : Bowie avait-il définitivement tourné la page ? Apparemment, nous avions tout faux. Bowie démontre une nouvelle fois sa maîtrise ultime des canaux de communication : qu'un artiste de son calibre parvienne à maintenir le secret le plus total sur l'enregistrement d'un nouvel album tant attendu impose tout simplement un respect infini. Bowie est définitivement toujours maître de son image. Un artiste qui maîtrise tous les codes d'un environnement en mouvement perpétuel.
Et musicalement, qu'en penser ? "Who are we now?" rappelle les compositions de l'album "Hours" sorti en 1999, qui voyait Bowie revenir à un songwriting plus classique et épuré. La chanson et le clip évoquent d'ailleurs le temps qui passe, un thème omniprésent sur "Hours" jusque sur cette étrange pochette qui mettait en scène un Bowie chevelu et grisonnant, tenant dans les bras son propre double, dans sa version hirsute des deux albums précédents : "Outside" et "Earthling". Certains y avaient vu le symbole du passage de témoin, entre le Bowie fougueux des années 90 et son successeur désormais devenu plus mature.
Personnellement, je prends le pari d'un nouvel album posé, apaisé et centré sur l'écriture, sans grands artifices technologiques. Un album qui constituera à n'en point douter l'ultime chapitre de la carrière de Bowie. Une sorte de testament en guise de point final à plus de 45 années d'une carrière brillamment chahutée. Bref, l'album que j'attendais en vain depuis au moins 15 ans...
Et soudain, je me remets à rêver d'une tournée. Mais on n'y est pas encore.
"The Next Day" sortira le 8 mars en Australie, le 10 mars partout dans le monde, sauf aux Etats-Unis qui devront patienter jusqu'au 11 mars.
Les liens pour précommander l'album sur www.davidbowie.com.
Le tracklisting complet de "The Next Day".
jeudi 25 octobre 2012
Du Shkval et du OMSQ en vidéo
En attendant les bonnes nouvelles du côté de la distribution, voici de quoi patienter avec les yeux.
Primo, une vidéo de OMSQ tournée en une seule dans notre local de répétition, mal éclairé. Une Nikon équipé d'un fisheye posé sur un pied dans un coin de la pièce, un micro placé au centre et voici le résultat. Le track en question s'intitule "Limitless".
Secundo, un clip vidéo de Shkval, pour le morceau "Epic Escape". Comme pour le trailer annonçant la sortie du disque Predict Suite, celui-ci a été réalisé sur la base d'images libres de droit, montées pour en faire une inquiétante trame.
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Pour écouter l'EP :
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Primo, une vidéo de OMSQ tournée en une seule dans notre local de répétition, mal éclairé. Une Nikon équipé d'un fisheye posé sur un pied dans un coin de la pièce, un micro placé au centre et voici le résultat. Le track en question s'intitule "Limitless".
Secundo, un clip vidéo de Shkval, pour le morceau "Epic Escape". Comme pour le trailer annonçant la sortie du disque Predict Suite, celui-ci a été réalisé sur la base d'images libres de droit, montées pour en faire une inquiétante trame.
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dimanche 30 septembre 2012
Shkval / OMSQ - Predict Suite EP : voici le trailer vidéo
Bricoleurs de sons, mais également bricoleurs d'images du dimanche, nous nous sommes offert un trailer vidéo pour annoncer la sortie de "Predict Suite EP". Images d'archives triées sur le volet, infographies déconcertantes de simplicité old school et quelques pépites dénichées çà et là composent ce premier exercice stylistique, réalisé avec une solide gueule de bois un lendemain de concert de Gnod. Un dimanche après-midi, cela va sans dire...
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mardi 18 septembre 2012
SHKVAL / OMSQ - Predict Suite EP
A celles et ceux qui se demandaient si j'étais devenu fainéant, analphabète, prisonnier d'un camp de travail en Birmanie ou tout simplement mort, voici un premier élément de réponse qui tombe presque un an après la mise en sourdine de ce blog : je n'ai plus le temps d'écrire (des choses intéressantes) sur la musique que j'écoute parce que je consacre désormais une bonne partie de mes heures perdues à une autre musique. Celle que je joue.
Et donc, je reprends aujourd'hui ma plume pour aborder brièvement ce premier projet concret qui vient juste de voir le jour : la sortie de notre disque, à savoir un split EP avec SHKVAL intitulé "Predict Suite". La bête a été méticuleusement chouchoutée avant de sortir dans les bacs, pour un résultat dont je suis particulièrement fier, en l'occurrence un vinyle de 10 pouces limité à 300 exemplaires numérotés à la main.
La genèse de notre groupe, qui s'appelle OMSQ, remonte à 2009, je crois. Peut-être même 2008. Quelques rencontres, plusieurs mutations, beaucoup de gens qui sont passés et qui sont partis, d'autres qui sont restés, pour n'en garder finalement que quatre, fermement décidés à produire une musique essentiellement narrative, brutale, bruyante, un peu bâtarde au milieu de toutes ces influences patiemment digérées. On avait commencé en citant Shellac, Pelican, Kyuss ou Amenra. On se retrouve maintenant à parler de Wire, de black metal, de Sunn O))) et... Talk Talk.
Ça se prononce comme ça s’écrit
Les premiers résultats concrets sont à écouter sur ce disque, une allégorie en quatre volets, répartis équitablement entre SHKVAL (le projet de notre guitariste K54 et de notre ancien "machiniste" 5380) et OMSQ, sorte d'ersatz psyché-stoner-doom. Pendant qu'on pressait le disque, on a continué à affiner nos morceaux, notamment avec l'arrivée d'un nouveau bassiste, pour disposer maintenant d'un set d'une grosse demi-douzaine de titres, sacrément bruyants, éprouvants, frontaux.
On va tenter de faire un peu de promo. Pas trop non plus. Puis on commencera les concerts avant la fin de l'année. Mais pas trop non plus. Cultivons une forme d'élitisme un peu narcissique qui nous correspond bien, finalement.
En terminant ce nouveau post, le premier depuis bien longtemps, une idée m'effleure l'esprit. Puisque je n'ai plus le temps d'écrire sur la musique que j'écoute, pourquoi ne pas consacrer la suite de ce blog à la musique que je joue ? Une forme de carnet de route, en quelque sorte, entre les retours du local, les longues discussions autour de trop nombreuses bières, les interrogations, les doutes et les quelques réjouissances.
On verra. Qui sait ? Peut-être que quelqu'un trouvera un quelconque intérêt à suivre le quotidien de ces quatre gars qui ont décidé de faire un bout de chemin ensemble pour jouer eux-mêmes la musique qu'ils voulaient entendre.
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La genèse de notre groupe, qui s'appelle OMSQ, remonte à 2009, je crois. Peut-être même 2008. Quelques rencontres, plusieurs mutations, beaucoup de gens qui sont passés et qui sont partis, d'autres qui sont restés, pour n'en garder finalement que quatre, fermement décidés à produire une musique essentiellement narrative, brutale, bruyante, un peu bâtarde au milieu de toutes ces influences patiemment digérées. On avait commencé en citant Shellac, Pelican, Kyuss ou Amenra. On se retrouve maintenant à parler de Wire, de black metal, de Sunn O))) et... Talk Talk.
Ça se prononce comme ça s’écrit
Les premiers résultats concrets sont à écouter sur ce disque, une allégorie en quatre volets, répartis équitablement entre SHKVAL (le projet de notre guitariste K54 et de notre ancien "machiniste" 5380) et OMSQ, sorte d'ersatz psyché-stoner-doom. Pendant qu'on pressait le disque, on a continué à affiner nos morceaux, notamment avec l'arrivée d'un nouveau bassiste, pour disposer maintenant d'un set d'une grosse demi-douzaine de titres, sacrément bruyants, éprouvants, frontaux.
On va tenter de faire un peu de promo. Pas trop non plus. Puis on commencera les concerts avant la fin de l'année. Mais pas trop non plus. Cultivons une forme d'élitisme un peu narcissique qui nous correspond bien, finalement.
En terminant ce nouveau post, le premier depuis bien longtemps, une idée m'effleure l'esprit. Puisque je n'ai plus le temps d'écrire sur la musique que j'écoute, pourquoi ne pas consacrer la suite de ce blog à la musique que je joue ? Une forme de carnet de route, en quelque sorte, entre les retours du local, les longues discussions autour de trop nombreuses bières, les interrogations, les doutes et les quelques réjouissances.
On verra. Qui sait ? Peut-être que quelqu'un trouvera un quelconque intérêt à suivre le quotidien de ces quatre gars qui ont décidé de faire un bout de chemin ensemble pour jouer eux-mêmes la musique qu'ils voulaient entendre.
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jeudi 29 décembre 2011
€ sides and rarities : ma compile 2011
Je sors de ma léthargie pour te proposer ma compilation des titres que j’ai le plus écoutés cette année. Ce ne sont pas forcément les plus hype, ni ceux que tu retrouveras sur les prétentieux samplers d’autres sites. Juste une sélection 100% subjective de ce qui m’est passé entre les oreilles au cours de l’année. Pour le titre, une référence à l’effondrement de l’Europe s’imposait. Après les A sides de Soundgarden, les B sides de Nick Cave et même les C sides de McLusky, voici mes € sides and rarities. Comme d’habitude, n’oublie pas d’acheter tout ce qui te plait. La compile et l’artwork sont disponibles via la page Facebook du blog ou sur simple demande par email. Bon amusement. Ou pas.
PJ Harvey – The Last Living Rose (GB)
« Goddamn Europeans / Take me back to / Beautiful England… » On ne pouvait pas imaginer meilleure entrée en matière pour une compilation qui célèbre la première année du déclin de l’Empire européen. Accessoirement, Polly Jean a signé en 2011 son meilleur album depuis au moins quinze ans.
Le site officiel de PJ Harvey.
Ecouter "The Last Living Rose"
Honey For Petzi – Power Loss (CH)
Invités surprises de cette compile 2011, le trio suisse Honey For Petzi a égayé mes oreilles tout au long de l’année avec cette face B d’un single sorti sur le label français African Tape. Belle mélodie, refrain plein d’harmonies bien trouvées. Au passage, le franc suisse a atteint un plafond au cours de l’année. C'est bien de le préciser.Ecouter Honey For Petzi sur MySpace.
Honey For Petzi sur AfricanTape.
Slice and Soda – Year of the Dragon (FRA – GB)
Chaque année est l’occasion de célébrer l’héritage du Dieu David Bowie. En 2011, c’est le duo franco-britannique Slice and Soda qui s’y est collé, avec un "Year of The Dragon" qui combine toutes les ficelles disco-rock de "Let’s Dance", "Scary Monsters" et "Ashes to Ashes". Même le timbre de voix légèrement dissonant y est. L’histoire ne dit pas s’ils ont payé des droits d’auteur pour la ligne de basse. Coucou au passage à celle qui m’a fait découvrir cette pépite, elle se reconnaîtra.
Slice And Soda sur MySpace.
Ecouter "Year of the Dragon"
Iceage – New Brigade (DEN)
Il paraît que Iceage est devenu hype. Mais comme je ne suis pas les sites qui répertorient les buzz du moment, je m’en balance un peu. On a donc ici affaire à des jeunes cons danois qui chantent faux, qui jouent faux, qui s’enregistrent tellement mal que ça en devient insultant pour les garages. Et pourtant, c’est foutrement efficace. Mention spéciale pour le final de ce morceau, en guise de refrain pour stades de foot.
Ecouter Iceage sur Myspace.
Regarder la vidéo "New Brigade".
Half Asleep – The Fifth Stage of Sleep (BEL)
Attention, ici on touche une corde sensible. Bientôt 10 ans d’une carrière impeccable pour Half Asleep. Le nouvel album est tellement bon que je me le suis offert moi-même pour Noël. Difficile de faire une sélection dans un tel condensé de pop froide, de folk baroque et de murmures sourds. J’ai finalement choisi cette chanson-ci pour son crescendo en filigrane jusqu’à l’étouffement final. Album indispensable de l’année. Et si tu accroches, va donc aussi écouter les précédents et l’incroyable reprise du Butcher’s Boy de Buell Kazee. Half Asleep reste un solide coup de boule dans la tronche de toutes celles qui, en 2011, se sont senties obligées de singer les premiers albums de Cat Power.
Ecouter en streaming "Subtitles for the Silent Versions", le dernier album de Half Asleep.
Half Asleep sur MySpace.
Pterodactyl – School Blue (USA)
C’est déjà le cinquième disque de Pterodactyl. Et c’est celui qui marque le passage des New Yorkais dans la catégorie supérieure : mieux composé, mieux enregistré, mieux produit. On entend même la basse ! Et cerise sur le gâteau : soit ils ont appris à chanter, soit la nouvelle version de ProTools est vraiment fantastique. "School Blue", c’est un peu des polyphonies made in Brooklyn.
Regarder la vidéo de "School Blue".
Pterodactyl sur Jagjaguwar.
Owen – No Place Like Home (USA)
Pas grand chose à dire sur cette chanson pop-folk parfaite. Il y en a tellement qui se cassent la tête à vouloir ajouter des artifices de hippies à leurs compositions qu’on se surprend à réapprécier les choses simples. Ce titre d’Owen, qui n’a a priori rien de particulier, m’a cueilli au menton par son efficacité. C’est bien foutu, efficace et direct.
Ecouter en streaming l'album "Ghost Town" d'Owen.
Owen sur Polyvinyl.
The Walking Ghost Phase – Rockatansky (BEL – ESP)
Ici aussi, celle qui m’a poussé à la découverte se reconnaîtra. Deux frères belges expatriés à Valence pour truffer leurs compositions électro de références littéraires et cinématographiques. J’aime autant pour la forme que pour le fond.
The Walking Ghost Phase sur MySpace.
Télécharger l'album.
White Hills – Paradise (USA)
Si tu n’accroches pas dès les 30 premières secondes, passe ton chemin. Sur son dernier album, White Hills a osé la variation sur un même thème de plus de 12 minutes. Bruyant au possible, plus psyché que ça tu meurs, multi-orgasmique pour celui qui se laisse prendre au jeu, suicidaire pour les autres.
White Hills sur Thrill Jockey Records.
Regarder la vidéo de "Paradise" (version courte).
REM – Oh My Heart (USA)
Puisque mon premier amour rock a décidé de ranger ses crampons cette année, je me devais de lui rendre un dernier hommage. Cette ballade en trois accords m’a glacé le sang cette année et pour plein de raisons différentes. Notamment parce que je l’ai découverte le jour où j’accompagnais ma petite à l’hôpital pour m’assurer qu’elle n’avait pas hérité du cœur polyrythmique de son père. RAS. REM. Ce ne sont que trois lettres, mais ça fait un bien fou. Au passage, on notera ce qui me semble être l’unique raison de la mise à la retraite de REM : la voix de Michael Stipe semble avoir atteint le maximum de son potentiel. S’ils continuaient, les prestations vocales auraient commencé à décliner. Chapeau bas pour avoir osé partir avant de sombrer dans le pathétique.
Regarder la vidéo de "Oh My Heart" (live)
Le site officiel de REM
Tom Waits – Bad As Me (USA)
La bonne nouvelle, c’est qu’en 2011, sortent encore des disques de blues qui vous décollent le cuir chevelu. La leçon vient de Tom Waits, près de 40 ans de carrière au compteur, qui nous gratifie d’une petite démonstration d’interprétation carrément diabolique. Il faudrait presque baisser le volume pour éviter les postillons.
Ecouter "Bad as Me"
Le site officiel de Tom Waits
Les Yeux de la Tête – Le Grand Martin Quequoi (FRA)
Sortir un album qui réalise le grand écart entre lourdeurs métalliques et free jazz aérien sans recourir à la moindre guitare, c’est le pari relevé haut la main par Les Yeux de la Tête. Ce morceau-ci est un bel exemple de grand bazar doom foutraque où saxophone, basse et batterie excellent dans leurs répliques. Sur la vidéo, à 1'35'', le bassiste a failli me convaincre de revendre ma Jazz Bass et de me mettre au triangle.
Le site officiel des Yeux de la Tête
Ecouter les Yeux de la Tête sur MySpace
A regarder absolument : Le Grand Martin Quequoi (live)
Liturgy – Generation (USA)
Le coup de massue final arrive à grands pas. Conspués par les abrutis les plus réactionnaires, ces quatre gamins, dont le look leur vaut la comparaison avec Hanson, sont en train de botter tous les culs de la planète métal. Sur "Generation", qui se cantonne à un seul accord, c’est le batteur qui laisse dérouler tout son talent. Attention à la crise d’épilepsie.
Ecouter Liturgy sur MySpace.
Regarder la vidéo de "Generation" (live)
Clytem Scanning – Massue (FRA)
Quelques références à Nine Inch Nails entièrement assumées, la voix bien calée sur un beat assez lugubre et voici un titre pas assez propre pour passer sur les ondes à une heure de grande écoute. Donc suffisamment sale pour figurer dans ma compile.
Regarder la vidéo de "Massue"
Le site officiel de Clytem Scanning
Gnod – Vatican (GB)
Si tu tiens encore debout, c’est peut-être le moment de t’asseoir. Gnod a signé avec "Ingnodwetrust" le disque auquel je décerne sans hésiter le titre d’album de l’année. Sorti uniquement en vinyle, un titre par face et zéro promo. Un autre album est déjà sorti entretemps. Ainsi que la réédition (en cd, cette fois), d’un split avec les susnommés White Hills. Le temps de lire ces quelques lignes, l’agonie a déjà commencé. Gnod, c’est plutôt brutal, façon panzer et tout et tout. Attention, à 6'00'', tu vas avoir droit à une seconde de répit. Profites-en, tu vas en avoir besoin avant d'affronter les 6 minutes qui suivent...
Ecouter "Vatican"
Le site officiel de Gnod
Ecouter Gnod sur MySpace
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samedi 10 septembre 2011
Les Yeux de la Tête - Nerf
Trio normand de rock instrumental, Les Yeux de la Tête reviennent avec Nerf, un deuxième album composé de « neuf titres vengeurs », selon la propagande officielle. Le premier album, L’œuf du Cyclone, sorti sur le Petit Label et désormais épuisé, alternait compositions originales et reprises pour le moins explosives de Franck Zappa, Jimi Hendrix ou encore… Stravinsky. C’est dire si ces gaillards n’ont pas peur de s’attaquer aux virtuoses.
Pour cette deuxième sortie, les Caennais se sont remis à l’écriture pour laisser de côté les reprises. Le résultat n’en est que plus convaincant. Nerf est un pas de géant accompli en direction des maîtres du rock sale et bancal que sont les Jesus Lizard, Shellac, les Melvins ou Cathedral. Souillée mais foutrement sophistiquée, la musique des Yeux de la Tête ne rechigne pas à emprunter les méandres qu’on pourrait trouver pompeux dans un registre purement prog-rock, mais en y ajoutant une bonne perfusion de testostérone punk qui rend l’ensemble carrément irrésistible. Structures alambiquées et saturations épaisses sont au rendez-vous de ce disque sans concession. S’il fallait n’en retenir qu’une, je pointerais sans hésitation aucune Le Grand Martin Quequoi, improbable dédale tout en tensions et contorsions.
Ah oui, petit détail anodin : Les Yeux de la Tête, c’est un trio basse, batterie et… saxophone. Difficile à croire sur les 10 premières secondes de l’album, mais pourtant véridique. Il n’est point question de guitare ici. Ce qui en amène certains à les classer dans la catégorie jazz-rock. Pour moi, Les Yeux de la Tête, c’est tout simplement un des meilleurs groupes de rock du moment. Que les parties de gratte soient jouées au sax, ce n’est finalement qu’un détail.
A regarder : Le Criquet infernal
A regarder : Barghest (live @ Barcelone)
Barghest@Barcelona
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Commander l'album chez Head Records (France)
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samedi 20 août 2011
USX - The Valley Path
Après 2 albums et un EP resplendissants signés sur Neurot Recordings, US Christmas revient à la charge (et quelle charge) avec un nouvel album concept baptisé The Valley Path. Les précédents exercices avaient fait la part belle à un rock remarquablement civilisé pour les habitués aux bourrasques qui entourent la bande à Neurosis.
Eat The Low Dogs et surtout le plus récent Run Thick In The Night proposaient ainsi une alternance de pépites space rock (l’incontournable The Scalphunters, In The Night) et de ballades plus ou moins déprimantes (Fire is sleeping, Ephraïm in the Stars), dans le plus grand respect d’une ligne directrice tracée par les maîtres d’Hawkwind. Pas étonnant d’ailleurs que US Christmas se retrouve aux côtés de Minsk et Harvestman pour un album de reprises d’Hawkwind sorti l’an dernier.
A écouter : The Scalphunters (extrait de Eat The Low Dogs)
A écouter : Ephraïm In The Stars (extrait de Run Thick In The Night)
A écouter : The Scalphunters (extrait de Eat The Low Dogs)
A écouter : Ephraïm In The Stars (extrait de Run Thick In The Night)
L’exercice de style leur a sans doute donné des idées, puisque pour ce 3e album à sortir sur Neurot, c’est Sanford Parker qui se charge de la production. Souviens-toi, je t’ai déjà parlé plusieurs fois de ce type. Sanford Parker, c’est ce guitariste hyperactif qui mène la barque de Minsk, mais aussi jadis de Buried at Sea (qui semble d’ailleurs revenir discrètement à la scène) et plus récemment de The High Confessions. Confortablement installé derrière les manettes, Parker n’a pas hésité à sortir l’artillerie lourde pour ce nouveau disque.
Les arrangements de cordes, la voix haut perchée, les riffs de guitare noyés sous les réverbes sont toujours au rendez-vous. Mais sur The Valley Path, la surprise provient surtout de la structure de l’album : un seul morceau, long de 39 minutes. LA marque de fabrique de Sanford Parker, lui qui considère que la musique se martèle sur la durée. Lui qui croit dur comme fer qu’un enchaînement d’accords doit pénétrer dans le crâne au marteau-piqueur. Lui qui n’entrevoit aucun avenir pour la subtilité et les politesses.
Nous voici donc confrontés à un album mutant, qui gravite autour de 2 thèmes principaux. Comme si 2 morceaux de 20 minutes chacun avaient été découpés en petits bouts de longueurs différentes et recollés les yeux fermés. Ici le premier thème, là le second. Et entre les deux, de longues et abstraites digressions qui font de The Valley Path un album vraiment à part dans la discographie de US Christmas. Un album tellement à part que le groupe, outre ses multiples changements de line-up depuis ses premiers pas, répond désormais officiellement au doux sobriquet de USX. Une énième transformation déjà entamée à la sortie de l’album précédent, présenté en pochette comme USX-RTITN. Comprenez US Chrismas – Run Thick In The Night.
A écouter : The Valley Path
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