Bonne nouvelle pour la rentrée : mon pote Crunch lance son propre label indépendant, Navalorama Records. Deux sorties sont déjà à signaler dès septembre : le deuxième album de Marteleur, le side-project du bassiste de Mute et le (on ne les compte plus) nouvel album de Ice Dragon, figure emblématique du doom psychédélique en provenance de Boston.
Connaissant l'ami Crunch, on peut déjà parier sur une sélection rigoureuse d'artistes un peu écorchés, underground juste comme il faut, et un artwork particulièrement soigné.
L'album Born a Heavy Morning s'écoute déjà en intégralité sur BandCamp.
Précommandes en cliquant sur l'image ci-dessous.
Les liens
Navalorama Records
Marteleur
Ice Dragon
Initialement consacré aux chroniques musicales, ce blog a muté pour devenir mon carnet de route de musicien au sein de OMSQ.
vendredi 16 août 2013
jeudi 8 août 2013
GHGR : Dieu se déteste
GodHatesGodRecords, un netlabel belge hyperactif pour exhumer le meilleur de la production underground, devrait rapidement faire parler de lui. Si tel n'était pas le cas, on serait confronté au plus grand scandale culturel de l'histoire.
Tout a commencé il y a environ un an. Un ami m'envoie un lien vers une page Soundcloud en me précisant que ce que je m'apprête à entendre risque de me plaire. Au passage, il m'indique que l'auteur de cette tuerie sonore a un compte Facebook qui répond au nom de Machinal Suicide Belgium, ou quelque chose du genre.
Première écoute et mes tympans sont agressés au shrapnel. Il faut baisser le volume pour éviter les séquelles irréversibles en découvrant cette electro-indus obscène. Je like le gars, je lui signale que sa musique m'a mis un sérieux coup sur la caboche. Tout aurait pu s'arrêter là. Sauf que...
Sauf que quelques semaines plus tard, après de multiples mutations, Machinal Suicide Belgium devient LandMaker qui devient LndMthrFckr. Les démos écoutées sur SoundCloud deviennent un EP, baptisé God Hates God. Et là, c'est le deuxième bombardement. Les experts en terrorisme vous expliqueront que les carnages les plus sanglants s'opèrent toujours en deux temps : une première explosion laisse sur le carreau un nombre considérable de victimes ; une seconde retentit quinze minutes plus tard lorsque les secours sont sur place, histoire de compléter le tableau de chasse. Voilà l'effet que me laisse ce God Hates God EP : à peine remis des maquettes initiales, j'encaisse le coup fatal, en pleine tronche, qui me fera définitivement succomber. Dubstep au ralenti, relents rock évidents, beat cradingue, voilà tout ce qui avait manqué à la scène electro pour attirer mon attention.
Comme souvent sur Facebook, je like, je commente et la discussion s'entame avec cet illustre inconnu, auteur selon moi du meurtre parfait avec ce premier EP. Quelques semaines passent et un nouveau projet voit le jour : il lance The Artvengerz, sorte de grande cyber-bourse de la production underground. Le mot d'ordre est simple : envoyez vos pistes, on va sortir une grande compilation en téléchargement libre sur le net. Les sollicitations se bousculent. Quelques mois plus tard, le mal était fait : le label GodHatesGodRecords voit le jour avec, sous le bras, une première compilation intitulée Freedom, Pleasure and Safe.
Le mec n'est pas qu'une machine à absorber les compliments. "Panse bien pleine, au revoir marraine" comme on dit à Mons ? Sûrement pas. En ouverture de sa compile, il nous fait l'honneur de placer un morceau inédit de OMSQ : Back of Beyond, le résultat d'une improvisation créée de toutes pièces pour l'occasion, agrémentée de citations de l'écrivain Henry Miller qui divague sur la notion de crime parfait. A l'écoute, la compile ne déçoit pas. Mieux, elle cartonne. J'y découvre des monuments jusqu'alors discrètement enfouis dans les limbes des BandCamp et autres Soundcloud : LndMthrFckr, bien sûr, mais subtilement intercalé entre d'autres morceaux, histoire de ne pas se tirer la couverture. D'emblée, je prends une claque sur Polucse et son dubstep sombre et décalé, à la manière d'un Scorn. Je m'envole sur l'ambient aérienne de Sylphides. Je suffoque sous les infrabasses de Consciousness Prism. Je m'immole sur l'electro de M.Nomized.
Pas de doute : quelque chose de grand est en route.
Et c'est là que tout s'emballe. Stakhanoviste, le label enchaîne les sorties sur son BandCamp à l'allure d'un Froome qui lâche tous ses poursuivants dans le Ventoux. Et ça ratisse large : electro, ambient, noise, post-rock. J'y retrouve même mon pote d'Eric In The Kitchen, abreuvé au shoegaze depuis toujours.
A peine 6 mois plus tard, le bilan est impressionnant : déjà 49 sorties - toutes en téléchargement libre ! - sur GHGR. Des EP à la pelle, dont certains tutoient les sommets. Sceptique ? Laisse donc traîner tes oreilles du côté de A Transient Desire de Polucse ou de Death of the American Dream de Bruce Leitch. Pire encore : cette semaine, le boss himself, LndMthrFckr remet les pendules à l'heure en sortant Acid on Fire, une oeuvre indécente, qui te colle de partout sous cette chaleur abrutissante du mois d'août. Je lui ai dit : ce mec est en fou dangereux.
Le potentiel de GodHatesGodRecords est énorme. A un tel rythme de sorties, on n'est pas obligé de tout apprécier. D'ailleurs, je n'aime pas tout. Mais l'aspect collaboratif du groupe fait frémir. Le groupe Facebook s'enrichit chaque jour de nouveaux talents. On y poste des démos, des remixes, des dates de concerts, etc. Les contributions explosent. La marmite se remplit, elle bouillonne, elle va finir par exploser.
Les premiers dégâts collatéraux, ce sera pour le 14 septembre prochain : la GHGR Night, au Corner à Bruxelles. Concerts, sets live, DJ sets. Obligations familiales, je n'y serai pas. Mais quelque chose me dit que les occasions se représenteront. Entretemps, les projets de collaborations se multiplient, ça va devenir énorme.
Pendant que la soupe programmée sur les ondes radio s'auto-formate de manière inquiétante, un mec a décidé de reprendre le pouvoir... pour le partager immédiatement avec ceux qui le méritent : les artistes underground qui galèrent depuis des années pour trouver leur public.
Et dire que malgré tout ça, je ne l'ai toujours pas rencontré. Je ne sais toujours pas à quoi il ressemble. Je ne sais même pas comment il s'appelle. Internet va tuer la musique ? Mon cul. Pour paraphraser Thurston Moore : "le net ne tue pas la musique, il tue l'industrie musicale." Alors pourquoi s'en priver ?
Les liens :
GHGR
GodHatesGodRecords sur BandCamp
GodHatesGodRecords sur Facebook
GodHatesGodRecords : la communauté
GHGR Night le 14 septembre au Corner, à Bruxelles
Tout a commencé il y a environ un an. Un ami m'envoie un lien vers une page Soundcloud en me précisant que ce que je m'apprête à entendre risque de me plaire. Au passage, il m'indique que l'auteur de cette tuerie sonore a un compte Facebook qui répond au nom de Machinal Suicide Belgium, ou quelque chose du genre.
Première écoute et mes tympans sont agressés au shrapnel. Il faut baisser le volume pour éviter les séquelles irréversibles en découvrant cette electro-indus obscène. Je like le gars, je lui signale que sa musique m'a mis un sérieux coup sur la caboche. Tout aurait pu s'arrêter là. Sauf que...
Sauf que quelques semaines plus tard, après de multiples mutations, Machinal Suicide Belgium devient LandMaker qui devient LndMthrFckr. Les démos écoutées sur SoundCloud deviennent un EP, baptisé God Hates God. Et là, c'est le deuxième bombardement. Les experts en terrorisme vous expliqueront que les carnages les plus sanglants s'opèrent toujours en deux temps : une première explosion laisse sur le carreau un nombre considérable de victimes ; une seconde retentit quinze minutes plus tard lorsque les secours sont sur place, histoire de compléter le tableau de chasse. Voilà l'effet que me laisse ce God Hates God EP : à peine remis des maquettes initiales, j'encaisse le coup fatal, en pleine tronche, qui me fera définitivement succomber. Dubstep au ralenti, relents rock évidents, beat cradingue, voilà tout ce qui avait manqué à la scène electro pour attirer mon attention.
Comme souvent sur Facebook, je like, je commente et la discussion s'entame avec cet illustre inconnu, auteur selon moi du meurtre parfait avec ce premier EP. Quelques semaines passent et un nouveau projet voit le jour : il lance The Artvengerz, sorte de grande cyber-bourse de la production underground. Le mot d'ordre est simple : envoyez vos pistes, on va sortir une grande compilation en téléchargement libre sur le net. Les sollicitations se bousculent. Quelques mois plus tard, le mal était fait : le label GodHatesGodRecords voit le jour avec, sous le bras, une première compilation intitulée Freedom, Pleasure and Safe.
Le mec n'est pas qu'une machine à absorber les compliments. "Panse bien pleine, au revoir marraine" comme on dit à Mons ? Sûrement pas. En ouverture de sa compile, il nous fait l'honneur de placer un morceau inédit de OMSQ : Back of Beyond, le résultat d'une improvisation créée de toutes pièces pour l'occasion, agrémentée de citations de l'écrivain Henry Miller qui divague sur la notion de crime parfait. A l'écoute, la compile ne déçoit pas. Mieux, elle cartonne. J'y découvre des monuments jusqu'alors discrètement enfouis dans les limbes des BandCamp et autres Soundcloud : LndMthrFckr, bien sûr, mais subtilement intercalé entre d'autres morceaux, histoire de ne pas se tirer la couverture. D'emblée, je prends une claque sur Polucse et son dubstep sombre et décalé, à la manière d'un Scorn. Je m'envole sur l'ambient aérienne de Sylphides. Je suffoque sous les infrabasses de Consciousness Prism. Je m'immole sur l'electro de M.Nomized.
Pas de doute : quelque chose de grand est en route.
Et c'est là que tout s'emballe. Stakhanoviste, le label enchaîne les sorties sur son BandCamp à l'allure d'un Froome qui lâche tous ses poursuivants dans le Ventoux. Et ça ratisse large : electro, ambient, noise, post-rock. J'y retrouve même mon pote d'Eric In The Kitchen, abreuvé au shoegaze depuis toujours.
A peine 6 mois plus tard, le bilan est impressionnant : déjà 49 sorties - toutes en téléchargement libre ! - sur GHGR. Des EP à la pelle, dont certains tutoient les sommets. Sceptique ? Laisse donc traîner tes oreilles du côté de A Transient Desire de Polucse ou de Death of the American Dream de Bruce Leitch. Pire encore : cette semaine, le boss himself, LndMthrFckr remet les pendules à l'heure en sortant Acid on Fire, une oeuvre indécente, qui te colle de partout sous cette chaleur abrutissante du mois d'août. Je lui ai dit : ce mec est en fou dangereux.
Le potentiel de GodHatesGodRecords est énorme. A un tel rythme de sorties, on n'est pas obligé de tout apprécier. D'ailleurs, je n'aime pas tout. Mais l'aspect collaboratif du groupe fait frémir. Le groupe Facebook s'enrichit chaque jour de nouveaux talents. On y poste des démos, des remixes, des dates de concerts, etc. Les contributions explosent. La marmite se remplit, elle bouillonne, elle va finir par exploser.
Les premiers dégâts collatéraux, ce sera pour le 14 septembre prochain : la GHGR Night, au Corner à Bruxelles. Concerts, sets live, DJ sets. Obligations familiales, je n'y serai pas. Mais quelque chose me dit que les occasions se représenteront. Entretemps, les projets de collaborations se multiplient, ça va devenir énorme.
Pendant que la soupe programmée sur les ondes radio s'auto-formate de manière inquiétante, un mec a décidé de reprendre le pouvoir... pour le partager immédiatement avec ceux qui le méritent : les artistes underground qui galèrent depuis des années pour trouver leur public.
Et dire que malgré tout ça, je ne l'ai toujours pas rencontré. Je ne sais toujours pas à quoi il ressemble. Je ne sais même pas comment il s'appelle. Internet va tuer la musique ? Mon cul. Pour paraphraser Thurston Moore : "le net ne tue pas la musique, il tue l'industrie musicale." Alors pourquoi s'en priver ?
Les liens :
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GHGR Night le 14 septembre au Corner, à Bruxelles
mercredi 7 août 2013
The Progerians / OMSQ - The Vertigo EP
Après le Predict Suite EP, sorti en septembre 2012, voici le deuxième disque de OMSQ : Vertigo.
Cette fois, il s'agit d'un split avec The Progerians, autres remueurs de la scène bruxelloise. Pour cette deuxième sortie, nous nous sommes cantonnés à des choses simples, du moins en apparence : sur la face de OMSQ, un seul morceau sous le titre de Glass Eye Contact. J'insiste sur la nuance "en apparence" accolée à la simplicité du tracklisting. Glass Eye Contact s'étend sur une dizaine de minutes, avec une construction en tiroirs, des arrangements tarabiscotés et deux invités spéciaux, l'un à la voix (Bruce Ellison de PPz30) et l'autre au sax (Ludovic Jeanmart).
Le disque est officiellement sorti le 4 juillet dernier sur Antée Records. Cependant, en raison d'une coquille d'impression - l'imprimeur s'est permis quelques libertés par rapport au design initial de la pochette -, les albums ne sont pas encore entrés dans le circuit de distribution. Pour cela, il faudra patienter jusqu'à la rentrée de septembre, lorsque les disques auront été ajoutés au catalogue de Mandai Distribution.
En attendant, l'intégralité de Vertigo s'écoute sur le BandCamp d'Antée Records.
Tout comme le premier EP, celui-ci sera en téléchargement libre dès que le disque sera entré sur le circuit de distribution.
Les liens :
OMSQ sur BandCamp
OMSQ sur Facebook
The Progerians sur BandCamp
The Progerians sur Facebook
Antée Records
Antée Records sur BandCamp
Mandai Distribution
mardi 8 janvier 2013
Bowie sortira un nouvel album en mars : "The Next Day"
David Bowie est de retour. Il sortira un nouvel album en mars, intitulé "The Next Day". Ce trentième album sera une nouvelle fois produit par Tony Visconti, son vieux compagnon de route. Un premier single est d'ores et déjà en écoute sur le site officiel de David Bowie : "Where are we now?" Celui-ci fait ouvertement référence à la période berlinoise de Bowie, qui l'avait amené à enregistrer trois albums légendaires à la fin des années 70 : Low, Heroes et Lodger.
Cette annonce ne tombe pas par hasard : c'est aujourd'hui le 66e anniversaire de David Bowie. La sortie de ce nouvel album coïncide d'ailleurs avec l'ouverture de la grande rétrospective "David Bowie is" que le Victoria and Albert Museum de Londres consacrera à l'artiste du 25 mars au 28 juillet prochain.
Alors ? 2013, l'année Bowie ? Pourquoi pas...
On se souviendra en tout cas que l'auteur de Ziggy Stardust entretenait le plus grand mystère autour de sa personne depuis déjà de longues années. Son dernier album studio ("Reality") datait de 2003. Depuis lors, hormis quelques contributions en guest star avec TV On The Radio, Scarlett Johansson ou Kashmir, il était resté particulièrement discret. Il n'était plus remonté sur scène depuis une intervention chirurgicale au coeur qui l'avait contraint à annuler la fin de sa tournée en 2004, mis à part une furtive apparition aux côtés de David Gilmour et Alicia Keys en 2006. Sa dernière véritable apparition en public remontait à 2009, lors de l'avant-première de "Moon", le premier film réalisé par son fils Duncan Jones.
Et depuis... silence radio. Les rumeurs laissaient présager d'un état de santé préoccupant. Son biographe avait confié il y a quelques mois encore à la presse que Bowie profitait désormais d'une retraite paisible à New York et prenait le temps de s'occuper de sa plus jeune fille. On le disait désormais absorbé par son autre passion : la peinture. Bowie avait d'ailleurs poliment refusé l'invitation de Danny Boyle à prendre part aux cérémonies d'ouverture des JO de Londres. Et il s'était même fendu d'un démenti plutôt ferme, lorsque la presse britannique avait cru bon d'annoncer sa présence à la fameuse exposition "David Bowie is" qui lui sera dédiée cette année à Londres. Les fans semblaient résignés : Bowie avait-il définitivement tourné la page ? Apparemment, nous avions tout faux. Bowie démontre une nouvelle fois sa maîtrise ultime des canaux de communication : qu'un artiste de son calibre parvienne à maintenir le secret le plus total sur l'enregistrement d'un nouvel album tant attendu impose tout simplement un respect infini. Bowie est définitivement toujours maître de son image. Un artiste qui maîtrise tous les codes d'un environnement en mouvement perpétuel.
Et musicalement, qu'en penser ? "Where are we now?" rappelle les compositions de l'album "Hours" sorti en 1999, qui voyait Bowie revenir à un songwriting plus classique et épuré. La chanson et le clip évoquent d'ailleurs le temps qui passe, un thème omniprésent sur "Hours" jusque sur cette étrange pochette qui mettait en scène un Bowie chevelu et grisonnant, tenant dans les bras son propre double, dans sa version hirsute des deux albums précédents : "Outside" et "Earthling". Certains y avaient vu le symbole du passage de témoin, entre le Bowie fougueux des années 90 et son successeur désormais devenu plus mature.
Personnellement, je prends le pari d'un nouvel album posé, apaisé et centré sur l'écriture, sans grands artifices technologiques. Un album qui constituera à n'en point douter l'ultime chapitre de la carrière de Bowie. Une sorte de testament en guise de point final à plus de 45 années d'une carrière brillamment chahutée. Bref, l'album que j'attendais en vain depuis au moins 15 ans...
Et soudain, je me remets à rêver d'une tournée. Mais on n'y est pas encore.
"The Next Day" sortira le 8 mars en Australie, le 10 mars partout dans le monde, sauf aux Etats-Unis qui devront patienter jusqu'au 11 mars.
Les liens pour précommander l'album sur www.davidbowie.com.
Le tracklisting complet de "The Next Day".
jeudi 25 octobre 2012
Du Shkval et du OMSQ en vidéo
En attendant les bonnes nouvelles du côté de la distribution, voici de quoi patienter avec les yeux.
Primo, une vidéo de OMSQ tournée en une seule dans notre local de répétition, mal éclairé. Une Nikon équipé d'un fisheye posé sur un pied dans un coin de la pièce, un micro placé au centre et voici le résultat. Le track en question s'intitule "Limitless".
Secundo, un clip vidéo de Shkval, pour le morceau "Epic Escape". Comme pour le trailer annonçant la sortie du disque Predict Suite, celui-ci a été réalisé sur la base d'images libres de droit, montées pour en faire une inquiétante trame.
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Antée Records sur SoundCloud
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Le site officiel d'Antée Records
Pour écouter l'EP :
SHKVAL/OMSQ - Predict Suite EP - sur SoundCloud
Pour télécharger l'EP :
SHKVAL / OMSQ - Predict Suite EP - sur BandCamp
Pour commander l'EP :
SHKVAL / OMSQ - Predict Suite EP - sur Antée Records
Primo, une vidéo de OMSQ tournée en une seule dans notre local de répétition, mal éclairé. Une Nikon équipé d'un fisheye posé sur un pied dans un coin de la pièce, un micro placé au centre et voici le résultat. Le track en question s'intitule "Limitless".
Secundo, un clip vidéo de Shkval, pour le morceau "Epic Escape". Comme pour le trailer annonçant la sortie du disque Predict Suite, celui-ci a été réalisé sur la base d'images libres de droit, montées pour en faire une inquiétante trame.
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dimanche 30 septembre 2012
Shkval / OMSQ - Predict Suite EP : voici le trailer vidéo
Bricoleurs de sons, mais également bricoleurs d'images du dimanche, nous nous sommes offert un trailer vidéo pour annoncer la sortie de "Predict Suite EP". Images d'archives triées sur le volet, infographies déconcertantes de simplicité old school et quelques pépites dénichées çà et là composent ce premier exercice stylistique, réalisé avec une solide gueule de bois un lendemain de concert de Gnod. Un dimanche après-midi, cela va sans dire...
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mardi 18 septembre 2012
SHKVAL / OMSQ - Predict Suite EP
A celles et ceux qui se demandaient si j'étais devenu fainéant, analphabète, prisonnier d'un camp de travail en Birmanie ou tout simplement mort, voici un premier élément de réponse qui tombe presque un an après la mise en sourdine de ce blog : je n'ai plus le temps d'écrire (des choses intéressantes) sur la musique que j'écoute parce que je consacre désormais une bonne partie de mes heures perdues à une autre musique. Celle que je joue.
Et donc, je reprends aujourd'hui ma plume pour aborder brièvement ce premier projet concret qui vient juste de voir le jour : la sortie de notre disque, à savoir un split EP avec SHKVAL intitulé "Predict Suite". La bête a été méticuleusement chouchoutée avant de sortir dans les bacs, pour un résultat dont je suis particulièrement fier, en l'occurrence un vinyle de 10 pouces limité à 300 exemplaires numérotés à la main.
La genèse de notre groupe, qui s'appelle OMSQ, remonte à 2009, je crois. Peut-être même 2008. Quelques rencontres, plusieurs mutations, beaucoup de gens qui sont passés et qui sont partis, d'autres qui sont restés, pour n'en garder finalement que quatre, fermement décidés à produire une musique essentiellement narrative, brutale, bruyante, un peu bâtarde au milieu de toutes ces influences patiemment digérées. On avait commencé en citant Shellac, Pelican, Kyuss ou Amenra. On se retrouve maintenant à parler de Wire, de black metal, de Sunn O))) et... Talk Talk.
Ça se prononce comme ça s’écrit
Les premiers résultats concrets sont à écouter sur ce disque, une allégorie en quatre volets, répartis équitablement entre SHKVAL (le projet de notre guitariste K54 et de notre ancien "machiniste" 5380) et OMSQ, sorte d'ersatz psyché-stoner-doom. Pendant qu'on pressait le disque, on a continué à affiner nos morceaux, notamment avec l'arrivée d'un nouveau bassiste, pour disposer maintenant d'un set d'une grosse demi-douzaine de titres, sacrément bruyants, éprouvants, frontaux.
On va tenter de faire un peu de promo. Pas trop non plus. Puis on commencera les concerts avant la fin de l'année. Mais pas trop non plus. Cultivons une forme d'élitisme un peu narcissique qui nous correspond bien, finalement.
En terminant ce nouveau post, le premier depuis bien longtemps, une idée m'effleure l'esprit. Puisque je n'ai plus le temps d'écrire sur la musique que j'écoute, pourquoi ne pas consacrer la suite de ce blog à la musique que je joue ? Une forme de carnet de route, en quelque sorte, entre les retours du local, les longues discussions autour de trop nombreuses bières, les interrogations, les doutes et les quelques réjouissances.
On verra. Qui sait ? Peut-être que quelqu'un trouvera un quelconque intérêt à suivre le quotidien de ces quatre gars qui ont décidé de faire un bout de chemin ensemble pour jouer eux-mêmes la musique qu'ils voulaient entendre.
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Et donc, je reprends aujourd'hui ma plume pour aborder brièvement ce premier projet concret qui vient juste de voir le jour : la sortie de notre disque, à savoir un split EP avec SHKVAL intitulé "Predict Suite". La bête a été méticuleusement chouchoutée avant de sortir dans les bacs, pour un résultat dont je suis particulièrement fier, en l'occurrence un vinyle de 10 pouces limité à 300 exemplaires numérotés à la main.
La genèse de notre groupe, qui s'appelle OMSQ, remonte à 2009, je crois. Peut-être même 2008. Quelques rencontres, plusieurs mutations, beaucoup de gens qui sont passés et qui sont partis, d'autres qui sont restés, pour n'en garder finalement que quatre, fermement décidés à produire une musique essentiellement narrative, brutale, bruyante, un peu bâtarde au milieu de toutes ces influences patiemment digérées. On avait commencé en citant Shellac, Pelican, Kyuss ou Amenra. On se retrouve maintenant à parler de Wire, de black metal, de Sunn O))) et... Talk Talk.
Ça se prononce comme ça s’écrit
Les premiers résultats concrets sont à écouter sur ce disque, une allégorie en quatre volets, répartis équitablement entre SHKVAL (le projet de notre guitariste K54 et de notre ancien "machiniste" 5380) et OMSQ, sorte d'ersatz psyché-stoner-doom. Pendant qu'on pressait le disque, on a continué à affiner nos morceaux, notamment avec l'arrivée d'un nouveau bassiste, pour disposer maintenant d'un set d'une grosse demi-douzaine de titres, sacrément bruyants, éprouvants, frontaux.
On va tenter de faire un peu de promo. Pas trop non plus. Puis on commencera les concerts avant la fin de l'année. Mais pas trop non plus. Cultivons une forme d'élitisme un peu narcissique qui nous correspond bien, finalement.
En terminant ce nouveau post, le premier depuis bien longtemps, une idée m'effleure l'esprit. Puisque je n'ai plus le temps d'écrire sur la musique que j'écoute, pourquoi ne pas consacrer la suite de ce blog à la musique que je joue ? Une forme de carnet de route, en quelque sorte, entre les retours du local, les longues discussions autour de trop nombreuses bières, les interrogations, les doutes et les quelques réjouissances.
On verra. Qui sait ? Peut-être que quelqu'un trouvera un quelconque intérêt à suivre le quotidien de ces quatre gars qui ont décidé de faire un bout de chemin ensemble pour jouer eux-mêmes la musique qu'ils voulaient entendre.
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